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Trente-sixième article de blog: Échanges de savoirs, comment garantir la qualité de l’apprentissage ?

Quand votre grand-mère vous apprend à faire une tarte aux pommes, c’est une évidence, ce sera forcément une réussite, car c’est la meilleure cuisinière du monde. En revanche, comment faire confiance à un inconnu et, de surcroît, un amateur?

C’est toute la difficulté des plateformes et des réseaux de transmission et d’échange de savoirs, qui mettent en place divers procédés pour qu’à la fin de votre séance vous sachiez jouer de la guitare comme Johnny, ou presque.

S’assurer des bonnes intentions des «offreurs»

Les Mesurer la qualité d’un échange de connaissances est compliqué, mais on peut déjà s’assurer de la bienveillance de «l’offreur» et de son envie de transmettre, comme l’explique Barthélemy Gas. Co-fondateur des Talents d’Alphonse, plateforme d’échange de savoirs entre demandeurs et retraités «offreurs» (rémunérés 15€ de l’heure), il s’assure en premier lieu de rencontrer tous les «Alphonses» (les retraités) dans ses locaux.

«On écarte d’office ceux qui viennent pour l’argent, et on pose quelques questions pour voir si la personne a envie de transmettre son savoir et si elle a de véritables compétences. On explique par la même occasion les bases de la pédagogie», prévient-il. Un mini entretien d’embauche en somme.

Orientations et conseils appropriés 

Les apprentis, devraient pouvoir bénéficier, dans le cadre des formations en apprentissage, d’une orientation et de conseils appropriés, avant, pendant et après le processus de formation.

Contrats de formation

Les systèmes d’apprentissage devraient imposer aux établissements de formation d’échanges et de savoirs de conclure des contrats de formation avec les apprentis, précisant les droits et obligations des deux parties, dans le respect des dispositions législatives et réglementaires.

L’authenticité
Lorsque le ‘facilitateur » se trouve être une personne vraie, qui est authentiquement elle-même, et qui entre en relation sans masque ni façade avec celui qui apprend, il y a beaucoup de chances que son action soit efficace. – Carl Rogers

La considération positive
Dans la pensée de Carl Rogers, il s’agit d’éprouver de la considération pour l’apprenti, pour ses sentiments et ses opinions, pour sa personne. Carl Rogers l’appelle aussi acceptation ou confiance. C’est une confiance de base : la foi dans l’autre qui est fondamentalement digne de confiance.

L’empathie
Les apprentis apprécient le fait d’être simplement compris, sans être évalués ou jugés, à partir de leur point de vue.

Carl Rogers écrit :

Si un professeur s’assigne la tâche d’essayer de donner chaque jour à chaque étudiant ne fût-ce qu’une réponse non évaluative, acceptante, empathique à des sentiments exprimés verbalement ou autrement, je suis convaincu qu’il découvrira l’efficacité que recèle cette compréhension qu’on ne rencontre pourtant presque jamais.

Cette empathie s’exprime par des messages verbaux et non verbaux (signe de tête, sourire, main sur l’épaule, accolade…). Thomas Gordon a donné un nom à cette écoute empathique : l’écoute active. Elle consiste à répéter en miroir des éléments-clés exprimés par l’autre.

Cette qualité se traduit par un respect, un souci que le facilitateur éprouve pour tous ses élèves. Il s’agit de faire en sorte que chaque apprenti se sente important, mûr, capable de faire des choses par lui-même, qu’il a le droit d’avoir ses propres sentiments et besoins.

N.B. Les Talents d’Alphonse, c’est la première plateforme qui met en relation des jeunes retraités passionnés avec des personnes désireuses d’apprendre de leur expérience. Couture, tricot, musique, langues étrangères, bricolage, photographie…

La première plateforme qui vous permet de profiter de l’expérience d’un retraité de votre quartier.
Confiez vos enfants à des retraités du quartier, et faîtes les profiter d’activités ludiques (à partir de 6,60€/heure)
Apprenez un savoir-faire à ses côtés (à partir de 15€/heure).

 

Trente-cinquième article de blog : la pratique collaborative

Monter un atelier d’écriture en lien avec une exposition photographique

L’objectif premier était de réunir sur un projet commun des personnes de différentes classes ou milieux socio-culturel différents   (personnes de l’atelier issus de différents niveaux ), d’établir des passerelles entre l’art photographique et l’écriture et de construire ou consolider, à plusieurs, des compétences en français, dans une activité d’écriture collaborative.

Pour faciliter ce travail d’écriture en équipe, je vous conseille de travailler en effectifs réduits (groupes de 16 à 18 élèves) et choisi d’exploiter les fonctionnalités du logiciel Framapad.  5 séances  de 4 heures  en salle multimédia me semble un bon compromis.

L’écriture de la nouvelle prend appui sur une photographie réalisée dans le cadre de l’atelier-photo organisé par le Centre-Social ou par l’organisateur de l’atelier s’il possède cette compétence : pouvez-vous expliquer le dispositif ?

En début d’atelier les participants à l’atelier ont pu visionner sur leur poste les photographies sélectionnées par les membres de l’atelier-photo pour l’exposition à venir, intitulée « Se voir ». Celles-ci présentaient une unité thématique, une réflexion commune sur l’identité, sur le(s) regard(s) porté(s) sur soi, sur l’autre. Je leur ai demandé d’en sélectionner trois, en motivant leurs choix.

Les photographies ont ensuite été projetées au tableau et chacun a pu s’exprimer librement : les participants ont alors partagé leurs émotions, plusieurs ont fait mention des échos que certaines images pouvaient avoir en eux…ils ont été également sensibles aux choix que leurs camarades photographes avaient pu opérer, en vue de toucher, surprendre le spectateur… Au terme de cet échange, les binômes se sont rapidement créés : 10 photographies ont été retenues pour l’atelier d’écriture collaborative.

Les participants ont conçu en binôme le scénario de leur nouvelle : comment s’est déroulée cette phase ?

Pour faciliter l’entrée dans l’activité d’écriture collaborative, je demande  à chaque binôme de remplir un document sur le logiciel QUIP.

Sur le document QUIP les apprenants ont pour mission de cliquer sur les différents liens hypertextes. Le but est de s’approprier l’interface de Framapad. Cet espace sert de bac à sable. Les apprenants ont pour mission de remplir une page blanche et de s’essayer à l’écriture.

Il s’agissait alors pour eux de renseigner un certain nombre de « champs » et de construire le scénario de leur récit : schéma narratif, les personnages en actions, le cadre spatio-temporel, le point de vue narratif dominant, le genre de la nouvelle (réaliste ? policière ? fantastique ?…)

Après s’être essayé sur Framapad les apprenants ont pour mission de créer un document QUIP. En haut de leur document se trouve 3 icônes en cliquant sur les 2 petits bonhommes, les participants peuvent partager leur document à leur binôme ou à leur professeur.

Après avoir créé votre document QUIP vous pouvez le partager soit en cliquant sur une des 3 icônes en haut à droite de votre document les petits bonhommes et cliquer sur l’icône bleue en ajoutant des participants 1 par nom 2 par email. En cliquant sur l’icône de couleur rouge vous pouvez partager votre document par email.

Dans le document QUIP les apprenants crée un tableau à 2 colonnes.

J’ai conçu également ce document de sorte qu’ils puissent le compléter/le modifier en cours d’atelier en créant 2 colonnes (« nos 1ères idées » / « les évolutions éventuelles »).

L’écriture de la nouvelle à proprement parler peut se faire en binômes : comment se passe cette écriture collaborative ?

Le Framapad 

Après avoir « arrêté » leurs choix narratifs, les élèves peuvent utiliser le logiciel Framapad qui ne requiert aucune installation ou inscription ou bien accèder au Framapad situé sur le document QUIP du professeur. Un membre de chaque binôme a eu pour consigne de se connecter et d’ouvrir un « pad » (c’est-à-dire une page créée en vue d’une collaboration en ligne). Le fonctionnement est simple : à la simple connexion, une adresse de « pad » se crée automatiquement et c’est précisément ce lien qu’il faut communiquer à l’autre membre du binôme et au professeur pour qu’ils puissent se connecter au pad, et commencer un travail collaboratif. Par sécurité, chaque membre recopie dans un document word /open office le lien du pad pour ne pas le perdre ! A la prochaine connexion, depuis la salle multimédia ou chez soi, il ne faut pas créer un nouveau pad, mais bien se reconnecter au pad initialement ouvert…

Chaque personne connectée au « pad » est signalée par un « code couleur » précis et peut aussi s’identifier par un prénom, nom, pseudo… Ces paramètres permettront bien sûr de visualiser les contributions de chacun, qui s’affichent avec le code couleur, mais aussi d’avertir les contributeurs de la connexion au pad du professeur. Ainsi, quand le professeur choisit de parcourir un pad, le binôme en est automatiquement averti.

Cet outil rend visible les participations de chacun, mais également celles qui n’ont pas été retenues par l’équipe : la modalité « historique » permet de retracer toute l’activité d’écriture, de faire apparaître les corrections/améliorations et de livrer également des informations sur le rythme de la production écrite.

Par ailleurs, le logiciel dispose d’un chat qui apparaît dans un menu vertical, lui aussi entièrement sauvegardé : cette fonctionnalité permet aux élèves d’échanger sur les choix à opérer, de « défendre » leurs propositions, car ils comprennent très vite que le travail collaboratif repose sur des négociations fréquentes… Le chat est également très précieux pour l’enseignant qui entre au cœur de la réflexion de l’équipe, sans interrompre son activité : dans ce dispositif, le professeur ne circule plus entre les rangées ou les îlots, mais de « pad en pad », depuis son ordinateur…

Précisément, quel rôle l’enseignant joue-t-il dans ce dispositif ?

Dans un tel cadre, le professeur peut jouer pleinement son rôle d’accompagnateur en prodiguant conseils et encouragements via « le chat » ; il peut aussi transmettre des consignes différenciées au sein du binôme en invitant par exemple l’un à procéder à des améliorations sur un passage précédemment écrit lorsque l’autre membre progresse sur la rédaction de la scène suivante…

Chaque auteur étant identifiable par le code couleur, l’approche individualisée est facilitée : le professeur cible ainsi ses observations et conseils, mais la dimension du travail en équipe conserve tout son sens dans une réflexion qui doit être également globale. A titre d’exemple, le professeur peut être amené à interroger le binôme sur la pertinence d’un enchaînement, le choix d’un mot, l’équilibre d’un dialogue…
Les élèves sont en général très réactifs dans cette situation de communication qu’ils pratiquent en dehors du cadre scolaire…

Comment les productions des élèves peuvente être valorisées ?

Placés sous verre et dans un format facilitant leur lecture, les textes des élèves peuvent été affichés en « miroir » des photographies.

Les parents et participants peuvent être conviés à l’exposition « Se voir » : cette action a permis de valoriser l’implication de chacun dans un projet qui réunissait un atelier écriture  et un atelier-photo.

Par ailleurs, plusieurs productions et photographies peuvent être publiées sur le blog de l’organisateur de l’atelier.

A l’Ecole (et avec un stylo), on pratique traditionnellement l’écriture individuelle : à la lumière de votre expérience, quelles leçons tirez-vous de cette expérience d’écriture collaborative ?

Cette activité d’écriture collaborative intensifie la réflexion sur le texte, aiguise l’esprit critique puisque l’apprenant est amené à s’interroger non seulement sur ses idées, ses choix d’écriture, mais aussi sur les propositions de son/sa camarade. L’activité d’écriture, de réécriture prend alors tout son sens : le pad (texte et chat) laisse apparaître la production dans son évolution, les stratégies mises en place pour atteindre les objectifs, mais aussi les phases de doutes, de tâtonnements…

Par ailleurs, le travail en équipe crée une dynamique, impulse des démarches incitatives et pose aussi un principe de responsabilisation : le binôme – même s’il est guidé, accompagné à des degrés variables par l’enseignant – doit s’organiser et veiller à l’investissement égal de chaque membre. Au cours de cette expérience, j’ai été particulièrement frappée par la motivation des apprenants  qui sont restés « en connexion » permanente, excluant tout échange oral au profit d’une communication en ligne. Ce cadre s’est révélé particulièrement propice à la concentration et à l’investissement de chacun…

Quelques conseils pour les collègues qui seraient tentés par de semblables expériences ?

N’oubliez pas d’ouvrir un « pad professeur » avant la première séance, pad sur lequel les élèves viendront déposer leur adresse de pad de groupe, en n’oubliant pas de mentionner leur identité…

Je vous conseille aussi de créer un document QUIP qui permet une écriture multimédia.

Je vous conseille aussi d’éloigner les membres du binôme pour exclure toute communication orale.

Pour éviter tout malentendu, précisez bien à vos apprenants que l’ensemble du pad, chat y compris, sera visible de l’enseignant. Naturellement, l’activité d’écriture collaborative avec le logiciel Framapad peut être étendue à bien d’autres situations : pads de « critiques » de films, d’œuvres, de spectacles / pads de construction-élaboration d’un exposé / pad de construction d’un plan détaillé de commentaire littéraire …

Trente-quatrième article de blog: Pratiques collaboratives inter-entreprises: un nouveau modèle économique

Ces dernières années, les pratiques collaboratives ont envahi le monde des entreprises, tous secteurs d’activité confondus. Prêts de locaux, de matériel ou même emprunts… Le phénomène, porté par le web et ses plateformes numériques, est. devenu un véritable modèle économique.

Explications.

Facilité par internet et ses plateformes digitales, le phénomène des pratiques collaboratives touche de plus en plus d’entreprises en France. De leur point de vue, cette mise en réseau de biens et ressources offre de nombreux avantages comme la possibilité de réaliser des économies. Près d’une TPE (entreprise de moins de dix salariés, ndlr) sur quatre a déjà prêté ou emprunté à une autre, révèle une étude menée en septembre 2017 par MMA auprès de 436 professionnels et artisans.

En tête de liste, les locaux, bureaux ou ateliers, suivis de l’équipement et du matériel. Si cette pratique s’est effectuée à titre gratuit dans 73 % des cas, elle concerne, principalement, les entreprises installées dans des villes de plus de 100 000 habitants.

Ces championnes du collaboratif se situeraient davantage dans le Sud et Sud-Ouest de l’Hexagone, toujours selon l’enquête, et les dirigeants auraient, quant à eux, en moyenne, entre 35 et 49 ans. Reste à savoir quels en sont les principaux enjeux.

Le collaboratif : un double enjeu

Dans le top 3 des avantages des pratiques collaboratives évoqués par les TPE, se classent les économies, la souplesse et la réactivité, ainsi que les bonnes relations. En plus de permettre un gain d’argent, le prêt ou l’emprunt réalisé entre deux professionnels améliore, bien souvent, leur efficacité. La mise rapide à disposition des moyens nécessaires à leur activité constitue un atout de taille. Sans compter que cette pratique favorise, naturellement, l’élargissement de leur réseau à travers la rencontre de nouveaux profils.

Malgré tout, un certain nombre de craintes pourraient bien freiner le développement des pratiques collaboratives, comme l’explique l’enquête effectuée par MMA. 54 à 72 % des TPE se sentent, insuffisamment, couvertes en cas de dommages et 15 % manquent de confiance en leurs partenaires.

Conséquence : 65 % estiment qu’une assurance spécifique s’avère nécessaire pour couvrir le prêt de locaux ou de matériel. Un constat renforcé par le fait que près de 40 % d’entre elles affirment qu’elles partageraient davantage si elles détenaient la certitude d’être couvertes par leur assurance. C’est ainsi, par exemple, que pour répondre à ces besoins, l’assureur MMA a, pris soin de faire évoluer certaines de ses offres telle que celle dédiée à l’« Assurance collaborative multirisque », à destination des professionnels.

Partager ses bureaux plutôt que recourir à la location

Deuxième poste de dépense après les salaires, les locaux représentent, souvent, une charge difficile à supporter. Un constat d’autant plus vrai pour les entreprises qui viennent de se lancer et dont le chiffre d’affaires n’est pas toujours à la hauteur des résultats escomptés. Dans ce cas de figure, quelques autres options s’offrent à vous. Vous pouvez, certes, travailler de chez vous mais cette solution, aussi économique soit-elle, n’est pas toujours réalisable sous un angle pratique. L’arrivée d’un, puis de deux salariés mais aussi la localisation géographique de votre lieu de vie (pas nécessairement favorable à l’exercice de votre activité) peuvent rendre les conditions de travail loin d’être idéales…

Autre possibilité : rejoindre une pépinière d’entreprises ou un incubateur. Si l’environnement s’avère, en principe, propice au développement d’une société, les places sont chères et la sélection s’effectue sur dossier. En plus de n’avoir aucune garantie d’être accepté, des coûts d’admission et d’hébergement sont à prévoir. Vous pouvez également opter pour les espaces de coworking. Ces espaces de travail partagés offrent un certain nombre de services comme l’accès à internet, la mise à disposition de salles de réunion… Leur coût demeure, toutefois, largement variable selon les lieux et les prestations proposées.

Reste également le prêt ou l’emprunt d’espaces à une autre entreprise. Cette forme de pratique collaborative peut aussi bien concerner un poste de travail qu’un bureau entier, voire l’accès à un espace de stockage ou entrepôt. Ce type de solution est, en règle générale, possible à titre gracieux sous certaines conditions : si vous travaillez, régulièrement, pour l’entreprise en question en tant que prestataire (ce rapprochement représente un gain d’efficacité mutuel), si votre projet l’intéresse ou si elle souhaite bénéficier de votre savoir-faire et considère que cette collaboration peut leur être bénéfique.

Emprunt ou location de matériel : une alternative à l’achat

Imaginez des entreprises qui n’utilisent qu’un certain type de matériel, d’équipements ou machines dont elles disposent, qu’une partie de l’année. Prenez ensuite la proposition à l’inverse et pensez, maintenant, à celles qui ont besoin de ce même type de matériel, qu’elles ne possèdent pas pour diverses raisons (manque de moyens, hésitation à l’achat car impossibilité de l’amortir…), mais à un autre moment de l’année. N’y aurait-il pas là de quoi faire jouer des pratiques collaboratives ? C’est la question que se sont posées bon nombre d’entreprises. Après être resté cantonné au milieu agricole, le prêt de matériel gagne d’autres secteurs d’activité et 22 % des TPE ont prêté ou emprunté une ressource au cours des douze derniers mois, selon l’étude réalisée par MMA. Plus largement, 11 % des TPE sondées ont prêté ou emprunté un équipement ou un matériel. Et parmi elles, 9 % l’ont fait à titre gratuit.

Le troc entre entreprises reste également possible. Ce concept consiste, simplement, à échanger un matériel contre un autre, ou contre une contrepartie en nature telle qu’une prestation ou un service immatériel. Dans tous les cas, même lors d’un échange gratuit, pensez à sécuriser la transaction en signant une convention de prêt de matériel entre entreprises !

Bibliographie 

1. Le troc c’est quoi ?

2. Échange c’est quoi?

 

Trente-troisième article de blog :Les salles de réunions collaboratives

7 conseils pour organiser une réunion efficace

1. Définir des objectifs précis

Le succès d’une réunion tient en partie à sa préparation. « Inutile de se réunir à cadence régulière, tous les lundis matins par exemple. Pour être efficace, vous devez le faire uniquement lorsque vous savez à quoi cela va servir », indique René Moulinier, consultant et auteur de Mener une réunion efficace.

Définir les objectifs de cette réunion permet de décliner l’ordre du jour. Établissez celui-ci de manière claire et concise, en détaillant les thèmes abordés. Cela permettra d’évaluer le temps nécessaire à la réunion et peut-être d’éliminer certains points. « Il faut se montrer raisonnable: une réunion habituelle de travail de deux heures suffit en général », poursuit René Moulinier (à ce sujet, lire l’article du blog Chef d’entreprise (L’attention d’un cadre en réunion diminue au bout de 52 minutes).

2. Choisir les bons participants « Veillez à ce que tous les collaborateurs présents aient un réel intérêt à prendre part à la réunion », prévient Sylvain Jouve, consultant chez RH & Organisation. Un bon remède contre l’ennui et les bâillements éventuels… L’animateur peut aussi prévoir la présence de certaines personnes pour une partie de la réunion, selon les points abordés. « Les participants arrivent souvent avec un bloc-notes vierge et un stylo, alors qu’il faudrait venir avec un dossier contenant l’historique des réunions et une présentation de leur intervention », souligne Sylvain Jouve.

Pour chasser l’esprit d’improvisation et l’inefficacité qui s’ensuit, prévenez vos collaborateurs à l’avance de la tenue de la réunion, de l’ordre du jour et de son amplitude horaire. Demandez-leur clairement de se préparer pour un débat construit, en précisant par exemple sur chaque invitation que vous attendez d’untel qu’il intervienne sur une question particulière. Ils se prépareront d’autant plus qu’ils sauront combien de temps sera accordé à chaque point. Afin d’optimiser la dynamique des échanges, n’excédez pas huit ou dix personnes par réunion.

3. Penser au lieu et à l’heure L’endroit où se déroulera la réunion est important: « Pour rendre la présence du patron moins pesante, évitez son bureau », estime René Moulinier. Le choix d’une salle de réunion s’avère donc plus judicieux. Fuyez les salles aveugles – les participants se fatiguant beaucoup plus vite s’ils ne sont pas éclairés par la lumière du jour -, ainsi que les parois en béton, qui réverbèrent le son, et préférez les murs clairs. Pour mettre l’animateur au centre du groupe, l’idéal est une table en U.

Lors de réunions exceptionnelles et qui durent longtemps, une pause s’impose au minimum toutes les deux heures. Évitez si possible le créneau 14 heures- 16 heures, moment de la journée où le cerveau est le moins en alerte en raison de la digestion.

4. Respecter les horaires Avertissez les participants que la réunion commencera à l’heure. C’est le meilleur moyen pour qu’elle se termine en temps voulu, simple règle de respect de l’organisation du travail de chacun. Si quelqu’un arrive en retard, l’animateur peut arrêter momentanément le cours de la réunion pour le faire remarquer. Parions que le retardataire fera davantage attention à sa montre au prochain rendez- vous…

5. Animer en écoutant Le choix du supérieur hiérarchique comme animateur de la réunion n’est souvent pas le meilleur: la fonction nécessite de ne pas être l’un des participants les plus impliqués. Garant du rythme de la réunion, l’animateur parle peu et se montre capable de faire s’exprimer les autres pour atteindre les objectifs fixés. Il régule le temps de parole. Quand un nouveau problème menace d’accaparer la discussion, il le traite comme un point séparé de l’agenda et le reporte.

6. Établir des règles claires Une réunion commence toujours par la formulation claire des thèmes à l’ordre du jour, ainsi que le timing prévu pour chacun des points. En effet, les participants n’ont pas forcément tout noté. « L’animateur doit passer une sorte de contrat avec le groupe afin de cadrer l’esprit de la réunion, estime René Moulinier. En début de réunion, il pose comme principe que ceux qui veulent critiquer fassent une contre-proposition, afin de débattre ensuite de toutes les propositions. » Avec une critique positive, le débat sera plus constructif. L’animateur rappelle aussi que si certains points ne sont pas abordés, ils seront reportés à la réunion suivante, et désigne un secrétaire de séance, qui prendra note des décisions. Cette présentation de début de séance ne doit pas durer plus de deux minutes.

7. Synthétiser les résultats En fin de réunion, l’animateur résume, à l’oral, les décisions arrêtées, les missions de chacun d’ici à la prochaine rencontre et les points encore en discussion, à inscrire sur un prochain ordre du jour. Il évalue ainsi avec l’assistance si les objectifs de la réunion ont été atteints, ce qui lui permet en outre d’être certain que tout est clair dans l’esprit des participants et qu’ils ont tous compris la même chose. Le secrétaire de séance diffuse ensuite, dans les 24 heures, un compte rendu destiné aux participants et à ceux que le sujet intéresse. Précis et concis, celui-ci ne doit pas dépasser deux pages.
Les inconvénients des réunions collaboratives
Victimes de leur succès, les réunions collaboratives dévorent le temps. En moyenne, un cadre passe 21 heures par semaine en réunion, participe à 60 meetings dans le mois.

Malgré son caractère très chronophage, aucune organisation ne reviendra bien sûr en arrière sur la « démocratie participative » de la réunion contemporaine, gage d’innovation et d’implication.

En revanche, depuis maintenant plusieurs années, deux tendances se font jour : d’une part retrouver une structuration forte de la réunion, et d’autre part mettre en place des outils de réunion qui vont favoriser la productivité des échanges.
Que doivent apporter les outils qui répondent à cette troisième révolution ?

  • Une très grande flexibilité. Les infrastructures de réunion doivent permettre des réunions longues ou courtes, de l’information descendante ou des « brainstormings », un nombre de participants variables, non seulement d’une réunion à l’autre mais au cours de la même réunion.
  • La nécessité du temps réel. Nous ne sommes pas nécessairement créatifs à l’heure et dans le lieu que le chef de projet a réservé à l’agenda. Pour répondre à cette dimension du temps réel, les ressources de réunion doivent répondre à deux fonctionnalités :
    • un accès immédiat à l’espace et aux outils ; et juste derrière à l’information, au contenu, qu’ils soient amenés par un participant ou par internet.
    • abolir la distance : les outils doivent permettre aux collaborateurs distants disponibles d’intervenir en temps réel.
  • Des règles intuitives de fonctionnement. La mise à disposition et la promotion de process écrits est sans doute le plus simple à mettre en œuvre mais également la moins pérenne des solutions. Plus laborieux mais certainement plus durable dans le temps sont les outils qui structurent la réunion.

La salle de réunion collaborative

https://cdn2.hubspot.net/hubfs/2369437/Offres%20Motilde/MOTILDE-guide-salle-reunion-collaborative.pdf

4 points à vérifier pour effectuer une réunion efficace

1#CADRER LES OBJECTIFS DE LA SALLE

« Choisir, c’est mourir un peu ». Un projet de salle de réunion n’échappe pas à cet adage d’André Gide. En effet, il faut rappeler ici –voir notre Guide de la salle de réunion polyvalente et flexiblequ’il n’existe pas de salle universelle de réunion, polyvalente et efficace pour chaque usage : réunion de projet, séance de créativité, présentation formelle par un responsable, visioconférence, nombre de participants flexible, etc…

Se passer de cette étape de cadrage peut sembler confortable dans un premier abord (on ne fâche personne + économie de temps) mais va vite se payer au prix fort lors de la réalisation et l’exploitation de la salle.
Pour illustration, une salle de visioconférence ne requiert ni le même agencement ni le même mobilier ni les mêmes outils technologiques qu’une salle de créativité. Dans cette dernière, des poufs faciles à déplacer seront une solution intéressante, qu’il faudra en revanche exclure pour une salle de visioconférence.

2#CONSIDÉRER LES BESOINS PHYSIOLOGIQUES
La salle de réunion est un lieu de vie où l’on passe de plus en plus de temps : un cadre passe même en moyenne plus de temps en réunion qu’en sallevoir notre Guide de la salle de réunion collaborative-. Il faut donc s’attacher dès la conception à regarder de près les aspects de confort visuel, acoustique, ou postural.

Quelques exemples :

  • l’orientation de la lumière naturelle et des éclairages pour éviter tout contre-jour sur l’écran principal. De plus, si votre salle de réunion a pour finalité de réaliser des visioconférences, le contre-jour est un facteur aggravant : la lumière naturelle n’est pas stable ce qui entraîne une consommation excessive de la bande-passante –voir notre Guide de la Visioconférence– et donc de possibles coupures de la visioconférence.
  • la maîtrise de l’intensité d’éclairage, voire de la température de couleur ; un simple variateur répondra à ce besoin.
  • l’acoustique est aussi primordiale : la fatigue sonore (trop de son ou pas assez) est encore plus rapide que la fatigue visuelle.
  • le confort du mobilier. Les sièges sans aucun réglage et en coque dure ne doivent être considérés que pour des réunions ultra-courtes (du type les réunions 10 minutes de la méthode lean)
  • la décoration. Elle devra être adaptée au type de réunions envisagées : créativité, conseil d’administration, …

3#L’IMPLANTATION DU MOBILIER

En l’absence de tout écran et de toute technologie, nous sommes face au cas simple : la forme de la table (ovale, rectangulaire, …) est libre de même que la disposition du mobilier. Mais ce cas est devenu est très minoritaire.
En revanche, rappelons les règles de base de toute salle de réunion collaborative : tous les participants doivent se voir, être vus par la caméra de visioconférence, pouvoir regarder l’écran principal, et ce sans bouger de leur place.

4#CHOISIR LES OUTILS TECHNOLOGIQUES

De même que pour le mobilier, les outils ne seront pas les mêmes en fonction des choix évoqués au point #1. Toutefois, quel que soit la vocation de la salle, vous pouvez examiner les équipements technologiques nécessaires en balayant ces quatre grandes fonctionnalités :

  • Le multimédia. Combien d’écrans sont nécessaires ? Écrans tactiles interactifs ou passifs ? La dimension de la salle impose-t-elle une sonorisation ? …
  • La collaboration locale. Quel type de partage de contenus ? Combien de participants peuvent prendre la main ? …
  • La collaboration distante. Les solutions sont nombreuses : audio ou visioconférence, Tableau Blanc Interactif partagé, …
  • Et enfin, ne pas oublier la connexion entre les différents équipements de la salle, mais aussi avec les participants. Concrètement, il faut examiner la(les) borne(s) wifi nécessaire(s), ainsi que les points d’accès réseau (prises RJ45).

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Le détail des équipements et outils en salle de réunion collaborative comparé à une réunion de type classique

détail des équipements et outils .png

Les types de décision, à l’issue de la réunion :

A l’issue d’une réunion où doivent être prises des décisions, il existe plusieurs types de
décisions qu’on peut énumérer comme suit :

1. La décision par absence de réaction.
Les idées se succèdent sans susciter de véritable discussion. Lorsque le groupe finit
par en accepter une, toutes les autres ont été abandonnées ou rejetées, non au
terme d’une analyse critique, mais par simple manque de réaction.

2. La décision selon la règle de l’autorité.

Le leader du groupe prend la décision au nom de tous les membres, avec ou sans
discussion. Ce mode décisionnel a le mérite d’être expéditif ; quant au bien fondé de
décision, il dépendra de la qualité de l’information dont dispose la personne qui
décide, et de la mesure sans laquelle le groupe accepte cette façon de faire.

3. La décision selon la règle de la minorité.

Une, deux ou trois personnes parviennent à dominer le groupe et à « l’amener » à la
décision qu’ils favorisent. Souvent le scénario ressemble à ceci : on lance une
suggestion, puis on force l’accord du groupe par des déclarations du genre :
« Personne n’a d’objections ?… Alors, on passe au point suivant ».

4. La décision selon la règle de la majorité.

La décision à la majorité est l’une des formes les plus courantes de processus décisionnels, surtout s’il y a des signes avant-coureurs de désaccords. On peut procéder par vote en bonne et due forme, ou en sondant les membres pour connaître l’opinion majoritaire. Les groupes recourent souvent à ce mode de décision, inspiré du système démocratique, sans avoir conscience des problèmes qu’il peut engendrer. Le fait d’avoir recours à un vote peut faire naître des clans de perdants et de gagnants. La minorité des perdants, qui peut se sentir oubliée, négligée ou injustement traitée, risque de ne pas mettre un grand enthousiasme dans l’application de la décision des gagnants. Cette frustration peut persister et nuire à l’efficacité du groupe.

5. La décision par consensus.

Le consensus se définit comme un accord général obtenu à la suite de discussions ;
la solution choisie reçoit l’appui de la plupart des membres, les autres acceptant de
s’y rallier. Lorsqu’on parvient à un tel accord, même ceux qui s’opposaient à la
position choisie savent qu’ils ont été écoutés et qu’ils ont eu l’occasion d’influer sur le
cours des évènements. Le consensus n’exige pas qu’on atteigne l’unanimité sur une
question. En revanche, il exige que tout membre dissident ait la certitude raisonnable
d’avoir pu s’exprimer et d’avoir été écouté.

6. La décision à l’unanimité.

L’unanimité est probablement la conclusion idéale d’un processus décisionnel,
puisque tous les membres du groupe sont alors entièrement d’accord avec la
décision prise. C’est un mode de décision collective parfaitement logique et
logiquement parfait, mais auquel il n’est pas toujours facile de recourir en milieu
professionnel. La difficulté de gérer le fonctionnement du groupe jusqu’à ce qu’il
parvienne au consensus ou à l’unanimité explique que les groupes prennent parfois
leurs décisions selon les règles de l’autorité, du vote majoritaire ou même de la
minorité.


En conclusion, voici trois conséquences pratiques de ce qui précède :

1) Sur l’espace. Configurer des salles à géométrie variable, et pour répondre à la nécessité du temps réel : multiplier les Bulles de Com de proximité.

2) Sur les technologies de réunion. Elles doivent s’activer d’un clic. L’ergonomie de l’outil collectif (équipement dédié des espaces de réunion) est indispensable mais également celle du terminal personnel qui intègre les solutions logicielles de collaboration. Pour ce deuxième cas, il faudra privilégier les solutions BYOD (Bring Your Own Device), c’est-à-dire les solutions qui s’intègrent sur les terminaux personnels de chacun ( iPAD, portable, smartphone, Android, Apple, …)

3) Sur la collaboration distante. Un outil de groupe d’audio-visioconférence doit être disponible pour tous, aussi bien sur le terminal BYOD que dans la Bulle de Com ou la grande salle de visio, et dans le même format. Une bande passante proportionnée doit accompagner le déploiement de cet outil.

Sources : By Hubert De Nomazy Posted 23 nov. 2016 15:45:02 In 1-ESPACES DE COLLABORATION, 1.1-Salle de réunion collaborative
http://blog.motilde.com/reunion-de-travail-les-3-evolutions-des-salles-de-reunion-collaboratives

Pour approfondir

7 CARACTÉRISTIQUES À CONNAÎTRE POUR CHOISIR SON SYSTÈME DE VISIOCONFÉRENCE

https://cdn2.hubspot.net/hubfs/2369437/Offres%20Motilde/MOTILDE-guide-7-caracteristiques-a-connaitre-pour-choisir-son-systeme-de-visio.pdf

Trente deuxième article de blog :le site de co-voiturage lillois.

EEE5D047-5398-47BE-BB22-089AB3D79D9A.jpegLe site Covoiturage libre accélère vers le succès

Qu’est-ce que le co-voiturage ?

Le covoiturage est un dispositif qui a pour vocation de réduire les dépenses de carburant tout en protégeant notre planète. C’est-à-dire que c’est une façon de rouler autrement en partageant sa voiture avec des personnes effectuant le même trajet.

Bastien Sibille est au pilotage de covoiturage libre rue Inkermann à Lille. Étant moi-même du Nord et ayant vécu une quinzaine d’années à Lille, je ne peux que me réjouir  de cette initiative.

Le deuxième acteur français du covoiturage (derrière BlaBlaCar) est lillois, géré depuis 2016 par une poignée de bénévoles au sein d’une association. Un site gratuit qui vit tout seul avec 200 000 conducteurs inscrits mais dont l’audience devrait exploser l’an prochain. Covoiturage libre est le contre modèle social et solidaire de BlaBlaCar. Son succès est déjà une belle histoire, un encouragement dans la résistance à la pure valorisation financière.

BlaBlaCar est le premier site mondial de covoiturage. Il met en relation des conducteurs qui voyagent avec des places libres et des personnes qui veulent voyager, en prenant une commission sur la transaction entre le conducteur et le ou les passagers, et en ne publiant leurs contacts qu’après avoir été payé en ligne sur la plateforme marchande.

Covoiturage libre ne prend aucune commission, tout est gratuit et les contacts téléphoniques sont publiés. Simplement, il est recommandé aux usagers de faire un don à cette plateforme associative travaillant mieux que les autres sites français, dont IdVroom (SNCF) ou RoulezMalin.

« Et pourtant BlaBlaCar était comme nous à son démarrage en 2013, explique Bastien Sibille au pilotage de Covoiturage libre. Il s’appelait Covoiturage.com en 2006 et était alors animé par une petite communauté sociale et solidaire à Paris. Mais sa transformation en BlaBlaCar va dénaturer ce qu’on appelle nous un bien commun, quelque chose qui devrait appartenir à tout le monde. »

200 000 conducteurs inscrits
BlaBlaCar est valorisé à plus d’1,4 milliard d’euros avec plus de vingt millions d’utilisateurs. Covoiturage libre compte 130 000 trajets par an avec 200 000 conducteurs inscrits, beaucoup de Bretons et de Nordistes qui laissent leurs téléphones ou adresses mails, avec une préférence pour le trajet Lille-Paris.

FPendant deux ans, le site lillois a vécu sans directeur manager, filant tout seul vers un certain succès. « L’économie collaborative existe quand une multitude de gens offrent une multitude de services à une multitude de gens », plaide Bastien Sibille, à l’origine d’un plan de développement. Les plateformes digitales ne sont alors que des medias permettant les mises en relations directes. Rien de plus.

« Où est notre valeur ? questionne Bastien. Pas dans la technologie du site Web car notre serveur ne nous coûte que 800 € par an. Elle n’est pas non plus dans nos ressources, nous ne recevons pas plus de 6 000 € de dons par an. Notre valeur est ailleurs, dans notre communauté. »

L’ambition de devenir une coopérative
Pour que la plateforme lilloise appartienne bien à ceux qui l’utilisent dans toute la France, il est prévu de créer une coopérative permettant l’acquisition de parts. L’objectif confié par Bastien Sibille est de rassembler aussi vite que possible un million de trajets par an (130 000 aujourd’hui). Pour faire vivre cette nouvelle entreprise (qui changera de nom) et la développer de manière professionnelle, un appel sera lancé au printemps prochain pour réunir 20 000 sociétaires acquéreurs de parts à 100 € l’unité, soit une levée de 2 M €. Il est également prévu de proposer en mode plus classique des prestations rémunérées de services de covoiturage en faveur des collectivités locales.

Sources : Voix du Nord

Bibliographie

Covoiturezplus

Gomore 

Nouvelles mobilités urbaines

Trente et un article de blog : qu’est-ce qu’un réseau coopératif

Un réseau coopératif n’est pas une structure de plus, mais un pas de côté par rapport aux structures locales, régionales ou thématiques.

 Il n’est pas une « organisation » qui propose, analyse.

 Il n’est pas un lieu de pouvoir sauf celui du pouvoir d’agir de chacun.e.

 Facilitateur de l’émergence d’innovations sociales ou de communautés de pratique, il n’est pas un interlocuteur, il ne représente pas

Ce qu’apporte de spécifique un fonctionnement en réseau ouvert :

L’expérience des réseaux coopératifs professionnels cités montre déjà qu’un réseau coopératif

• crée une « intelligence collective » porteur de sens dans un environnement en profonde transformations

• favorise les croisements d’initiatives

• ouvre à l’innovation

• contribue à renforcer la confiance en soi qui autorise à essayer

• démultiplie les occasions d’apprendre à travers des ateliers

• rend les personnes moteur de l’évolution de leurs métier

Trentième article de blog : le télétravail

La cellule despacialisation a réalisé une série de témoignages pour partager les expériences de collaborateurs pratiquant le travail à distance. Les témoins n’éludent aucune problématique et abordent avec authenticité les questions comme les contraintes et les difficultés rencontrées! Initialement tournées pour un usage interne, ils ont accepté de mettre à disposition leur vidéo pour la communauté! Merci à l’ensemble des membres de la cellule et aux témoins 🙂

#témoignage 1 : Olivier, Administrateur systèmes

#témoignage 2 : Sophie, Assistante commerciale

#témoignage 3 : Michel, Ingénieur systèmes

D’autres témoignages seront probablement à venir alors n’hésitez pas à  suivre le blog d’Agesys🙂

Voici le programme de despacialisation que nous avons mis en place chez Agesys :
https://agesys.wordpress.com/2015/05/28/la-despacialisation-ou-comment-mettre-le-travail-a-distance-dans-ladn-de-lentreprise/

Sources :blog de Christophe Thuillier

Vingt neuvième article de blog : Le coup de main entre voisins, une solution séduisante

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L’économie collaborative est une activité humaine de pair à pair, qui vise à produire de la valeur en commun et qui repose sur de nouvelles formes d’organisation du travail et d’échanges. Elle repose sur une société du partage, qui passe par la mutualisation des biens, des espaces et des outils, des savoirs (l’usage plutôt que la possession), l’organisation des citoyens en « réseau » ou en communautés et généralement l’intermédiation par des plateformes internet (à l’exception de modèles comme les réseaux d’échanges réciproques de savoirs)1 dont le fonctionnement « repose sur des algorithmes qui font de l’appariement entre différents acteurs sociaux »2.

L’économie collaborative est l’un des trois principaux écosystèmes d’usages numériques où le travail numérique s’exprime.

Popularisé par le livre de Rachel Botsman et Roo Rogers, le terme d’économie collaborative et le champ qu’il recouvre ne font pas l’objet d’un consensus3,4. Dans une conception large, l’économie collaborative inclut la consommation collaborative (AMAP, couchsurfing, covoiturage, colis-voiturage, etc.), les modes de vie collaboratifs (cotravail, colocation, habitat collectif), la finance collaborative (financement participatif, prêt d’argent de pair à pair, monnaies alternatives), la production contributive (fabrication numérique, DIY, Fablabs, imprimantes 3D, maker space) et la culture libre5.

Elle prend différents types de formes (économie du partage, économie de fonctionnalité dont l’économie circulaire, économie des solutions, économie en pair à pair) selon les types de biens et services concernés ou de la finalité (autonomisation du consommateur, éco-efficacité)6.

Le cœur de la réflexion qui entoure le développement d’un projet: trouver un modèle économique pérenne. Même si cet enjeu n’épargne pas les plateformes de prêts entre voisins, de plus en plus de Français sont séduits.

Un algorithme pour dénicher un objet à proximité

Pourquoi acheter une perceuse lorsqu’on peut l’emprunter à son voisin? Créé en octobre 2014, Sharevoisins propose aux internautes de partager des objets gratuitement, avec des personnes vivant près de chez eux. «Vous expliquez pourquoi vous avez besoin d’un objet, puis notre algorithme calcule qui sont les personnes les plus susceptibles de répondre à votre demande, et elles reçoivent un mail», raconte Kevin Blanchard, 31 ans, cofondateur du site.

Les objets les plus demandés? Les outils de bricolage, les appareils à fondue l’hiver, les équipements de camping l’été, etc. Le site, qui réunit plus de 15.000 personnes et propose 17.000 objets, cherche encore son modèle économique. Parmi les pistes évoquées, le développement de services payants, pour des comités d’entreprise par exemple.

La difficulté de gagner de l’argent

«C’est très dur de trouver comment gagner de l’argent, surtout quand vous lancez un service innovant», affirme Daan Weddepohl.

En 2009, ce Néerlandais perd son job, se sépare de sa petite amie et… sa maison brûle. Aidé dans cette épreuve par des personnes qui l’hébergent, il décide de monter une initiative pour se rendre service entre voisins: Peerby.

Aujourd’hui implanté dans 30 villes en Europe, soutenu financièrement par la Poste, le site, qui emploie une vingtaine de personnes, tente de se développer en France – il compte 1.000 inscrits à Paris. Là encore, la question de trouver un modèle économique pour assurer la pérennité de la plateforme se pose.

Un enjeu crucial à l’heure où, d’après BVA, le troc touche deux tiers des personnes en France.´.

 

Vingt-huitième article de blog :Qu’est-ce que la blockchain ?

Nature des plateformes collaboratives

Il existe autant de plateformes collaboratives que de projets. Certaines solutions logicielles du marché proposent des outils standards qui peuvent s’adapter à différentes situations, mais il reste bien souvent indispensable de personnaliser la solution en fonction des objectifs.

L’objectif principal d’une plateforme collaborative peut être par exemple :

  • La conduite de projet
  • La gestion des connaissances (méthodes, informations marché, etc.)
  • La coproduction de contenus (exemple le plus connu : wikipédia)
  • L’amélioration continue
  • Le développement de l’innovation

Je vais vous parler de la bockchain

Définition et explication

La blockchain est une technologie de stockage et de transmission d’informations, transparente, sécurisée, et fonctionnant sans organe central de contrôle (définition de Blockchain France).

Par extension, une blockchain constitue une base de données qui contient l’historique de tous les échanges effectués entre ses utilisateurs depuis sa création. Cette base de données est sécurisée et distribuée : elle est partagée par ses différents utilisateurs, sans intermédiaire, ce qui permet à chacun de vérifier la validité de la chaîne.

Blck-schema

Il existe des blockchains publiques, ouvertes à tous, et des blockchains privées, dont l’accès et l’utilisation sont limitées à un certain nombre d’acteurs.

Une blockchain publique peut donc être assimilée à un grand livre comptable public, anonyme et infalsifiable. Comme l’écrit le mathématicien Jean-Paul Delahaye, il faut s’imaginer « un très grand cahier, que tout le monde peut lire librement et gratuitement, sur lequel tout le monde peut écrire, mais qui est impossible à effacer et indestructible. »

Situer la blockchain

La première blockchain est apparue en 2008 avec la monnaie numérique bitcoin, développée par un inconnu se présentant sous le pseudonyme Satoshi Nakamoto. Elle en est l’architecture sous-jacente.

Si blockchain et bitcoin ont été construits ensemble, aujourd’hui de nombreux acteurs (entreprises, gouvernements, etc) envisagent l’utilisation de la technologie blockchain pour d’autres cas que la monnaie numérique.

Comment ça marche ?

Toute blockchain publique fonctionne nécessairement avec une monnaie ou un token (jeton) programmable. Bitcoin est un exemple de monnaie programmable.

Les transactions effectuées entre les utilisateurs du réseau sont regroupées par blocs. Chaque bloc est validé par les noeuds du réseau appelés les “mineurs”, selon des techniques qui dépendent du type de blockchain. Dans la blockchain du bitcoin cette technique est appelée le “Proof-of-Work”, preuve de travail, et consiste en la résolution de problèmes algorithmiques..

Une fois le bloc validé, il est horodaté et ajouté à la chaîne de blocs. La transaction est alors visible pour le récepteur ainsi que l’ensemble du réseau.

fonctionnement blockchain

Ce processus prend un certain temps selon la blockchain dont on parle (environ une dizaine de minutes pour bitcoin, 15 secondes pour Ethereum).

Le potentiel de la blockchain

Le caractère décentralisé de la blockchain, couplé avec sa sécurité et sa transparence, promet des applications bien plus larges que le domaine monétaire.

On peut classer l’utilisation de la blockchain en trois catégories :

  1. Les applications pour le transfert d’actifs (utilisation monétaire, mais pas uniquement : titres, votes, actions, obligations…)
  2. Les applications de la blockchain en tant que registre : elle assure ainsi une meilleure traçabilité des produits et des actifs.
  3. Les smart contracts : il s’agit de programmes autonomes qui exécutent automatiquement les conditions et termes d’un contrat, sans nécessiter d’intervention humaine une fois démarrés.

Les champs d’exploitation sont immenses : banquesassurancesanté et industrie pharmaceutiquesupply chain de nombreux secteurs (agroalimentaire, luxe, commerce international, distribution, vins, aéronautique, automobile…), industrie musicaleénergieimmobiliervote… De façon générale, des blockchains pourraient remplacer la plupart des « tiers de confiance » centralisés (métiers de banques, notaires, cadastre,…) par des systèmes informatiques distribués.

Bien évidemment, ces promesses ne sont pas exemptes de défis, qu’ils soient économiques, juridiques, de gouvernance, ou encore écologiques.

C’est pourquoi nous faisons le choix chez Blockchain France d’aborder la technologie blockchain sous tous ses angles, sans parti-pris, et sans en occulter ses limites.

➤ Vous pouvez visiter le MOOC Blockchain, une formation 100% en ligne pour tout public, pour comprendre le fonctionnement, les usages et les enjeux de la blockchain : http://www.moocblockchain.com/17/mooc-blockchain-particuliers

➤ Si la blockchain vous intéresse pour votre entrepriseBlockchain Partner, né de la fusion entre Blockchain France et Labo Blockchain, vous accompagne à travers un tripôle d’expertises : formation et conseil ; développement technique ; compliance.


Découvrez le site de Blockchain Partner, issu de la fusion de Blockchain France et du Labo Blockchain : blockchainpartner.fr 



▶ Pour aller plus loin
 : découvrez nos études sectorielles

Ci-dessous : conférence TEDx de Claire Balva, CEO de Blockchain Partner, cofondatrice Blockchain France

Vers des plateformes réellement coopératives

L’économie solidaire nécessite un internet de la solidarité

La plupart des technologies inventées (radio, télévision, internet, blockchain…) prônent dans leurs premières versions un idéal de liberté et de démocratie, de décentralisation. Mais récupérées par « l’ordre social en place » (entreprises, gouvernements et surtout investisseurs…) elles tendent à devenir des monopoles centralisés bien loin de leurs idéaux originels. Malgré tous les discours sur le partage et la démocratisation, l’industrie de la technologie est devenue accro à un modèle d’investissement à la recherche de retour sur investissements massifs et à court terme. Les utilisateurs ordinaires pensent que les plateformes qu’ils utilisent tous les jours leur sont destinées, qu’elles sont libres, alors même que les renseignements personnels qu’ils y partagent sont vendus pour payer les investisseurs.

Source: Internet actu

Vingt-septième article de blog : les alternatives et perspectives de l’économie collaborative

Une nouvelle génération de plateformes décentralisées, éthiques et retri-contributives

La blockchain, de par la rupture structurelle qu’elle apporte avec la décentralisation de son modèle, propose plusieurs alternatives à l’économie collaborative.

Tout d’abord la perspective de sortir de l’hyper-centralisation qui s’est progressivement imposée aux utilisateurs. Ceci grâce à une nouvelle génération de plateformes décentralisées, éthiques et retri-contributives.

L’objectif est de proposer des modèles de plateformes sans intermédiaires et donc sans prélèvement de commissions, sans commerce de données personnelles ni de trafic de notations avec la possibilité de rétribuer de façon transparente les contributions réalisées par les utilisateurs sous différentes formes.

Cette nouvelle génération de plateformes est encore en phase d’expérimentation comme
par exemple, la Zooz et Arcade City, deux plateformes de mobilité partagée qui implémentent la technologie Blockchain. Arcade City souhaite intégrer le principe de la Blockchain dans toute la chaine de valeur de l’application.

Par exemple les multiples règles qui gouvernent la réputation des chauffeurs seront encodées dans des contrats intelligents ou smart contacts modifiables seulement par consensus. Les volets financiers, de gouvernance et d’assurance, fonctionneront également sur une chaine de blocs jusqu’à prévoir la totale autogestion de l’application qui devrait à terme appartenir aux chauffeurs et aux utilisateurs.

A ce stade, ces expérimentations explorent surtout comment les opportunités technologiques permises par la blockchain peuvent s’intégrer dans une application en atteignant les standards de services et d’expériences utilisateurs que les grandes plateformes ont réussi à formaliser ces dernières années et qui ont permis la mise à l’échelle massive des usages de pair à pair sur des plateformes numériques.

Sources : Mooc Comprendre l’économie collaborative

Dépasser les modèles d’Uber et de Blablacar

La`Zooz est une start-up israélienne qui propose un service de covoiturage entièrement repensé car décentralisé et détenu par sa communauté. Ce service, open source, permet aux conducteurs et aux passagers de se connecter en temps réel pour remplir les sièges vides des conducteurs, sans avoir à s’appuyer sur un acteur intermédiaire pour la mise en relation : tout passe par une plateforme autogérée.

La première grande caractéristique de cette plateforme de covoiturage réside donc dans sa décentralisation : le service n’est pas détenu par ses fondateurs ou par un quelconque investisseur extérieur, mais bien par la communauté de ses utilisateurs.

Des jetons comme rémunération

La Zooz rémunère ses conducteurs en jetons appelés « Zooz » (une monnaie basée sur le bitcoin) stockés sur une blockchain. La valeur des jetons diminue avec l’augmentation du nombre d’utilisateurs inscrits : le but est de favoriser les « early-adopters » afin d’accélérer le développement de l’application, qui ne pourra fonctionner optimalement que lorsqu’une certaine taille critique aura été atteinte.

« L’Homme a été sur la Lune, en est revenu, mais est toujours bloqué dans les bouchons » : c’est ainsi que Shay Zluf, un des contributeurs du projet, décrit l’objectif de l’application : faire en sorte que leur service devienne suffisamment utilisé pour décongestionner le trafic urbain. Le service de La Zooz est actuellement disponible sur Android. Pour commencer à l’utiliser, il suffit de télécharger l’application et de connecter le GPS de son smartphone : l’utilisateur commence à gagner des jetons Zooz à partir du moment où il conduit à plus de 20 km/h.

Veuillez visionner cette vidéo de Zooz

Un service de covoiturage décentralisé

Arcade City est une plateforme ouverte où conducteurs et passagers peuvent être mis en relation directement, sans intermédiaire. L’idée est de contrer la centralisation des prix fixés par Uber et les 20% de commissions prélevées sur chaque trajet. Un mois après le lancement d’Arcade City mi-février, plus de 1000 trajets ont été effectués dans une centaine de villes aux Etats-Unis (dans 27 Etats différents), ainsi qu’en Australie.

Sources : https://blockchainfrance.net/2016/03/19/arcade-city-le-uber-killer-de-la-blockchain/

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